Page:Joseph Rosny - Firmin ou le Jouet de la fortune, 1798, I.djvu/135

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sang-sues qui ne vivent qu’à ses dépens, et qui se disputent à l’envie sa substance ; il est pour presque

    mais ils sont si rares que dans tout Paris on en compterait tout au plus une vingtaine, à qui l’on puisse réellement donner le nom de libraire. Les autres ne sont à proprement parler, que de misérables brocanteurs qui savent à peine distinguer l’édition originale de la contre-façon ; cependant la plupart d’entr’eux, pour ajouter à leur commerce une branche de plus, se sont rendus éditeurs et même propriétaires des productions de nos meilleurs auteurs : j’en ai connu qui achetaient les manuscrits au poids et à la livre, et qui les marchandaient avec autant d’impudeur qu’ils auraient fait d’un objet qu’ils se seraient procurés au marché ou dans une salle de vente.