Page:Joseph Rosny - Firmin ou le Jouet de la fortune, 1798, I.djvu/24

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et en moins de six mois j’en sus toucher passablement ; j’avais, en outre, une de ces jolies voix, qui sont un don naturel, mais que le ciel n’accorde que rarement ; je m’accompagnai toujours avec une complaisance infinie, et j’avais le soin de choisir, de préférence, les morceaux qui plaisaient à la souveraine de mon ame. Un jour, entr’autres, que j’étais occupé à répéter sa romance favorite, elle me surprit au moment où, tout rempli de son image, je donnais à ma voix un degré de plus de sensibilité, qui se rapportait à elle : Firmin, me dit-elle, je ne connaissais pas encore tous vos talens ; je vous sais même mauvais gré de