Page:Joseph Rosny - Firmin ou le Jouet de la fortune, 1798, I.djvu/25

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


m’en avoir fait un mystère. — Pardonnez, Mademoiselle, lui répondis-je en rougissant, j’ignorais que vous y prissiez quelqu’intérêt… — Ce reproche, ajouta Sophie, est une injustice de plus, et pour vous en punir, j’exige que vous me fassiez connaître toute votre science. Vainement j’essayai de m’en défendre, elle insista, et je fus forcé de me rendre à ses désirs ; j’obéis, quoiqu’en tremblant, et nous préludâmes ensemble, sur le même forté ; lorsque, par hasard, mes doigts se rencontraient avec les siens, j’éprouvais un doux frémissement, dont je n’étais pas le maître ; cette commotion se faisait ressentir jusqu’au fond de mon