Page:Joseph Rosny - Firmin ou le Jouet de la fortune, 1798, I.djvu/51

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Ô ! combien une femme est intéressante, lorsque, guidée par le pur sentiment, elle foule aux pieds les préjugés et les usages, pour faire le bonheur d’un amant que la fortune ou les hasards ont mis au-dessous d’elle ! Combien sont précieux les présens que l’on reçoit d’une main chérie, combien les larmes de la reconnaissance sont douces et délicieuses ! mon adorable Sophie daigna oublier la distance qui nous séparait, pour ne s’occuper que de mon bonheur. Elle daigna me rassurer et me promettre une fidélité à toute épreuve. Elle se contenta d’exiger que je me laissasse conduire par ses conseils ;