Page:Joseph Rosny - Firmin ou le Jouet de la fortune, 1798, I.djvu/62

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


société se dispersa dans les jardins. Après avoir long-temps cherché des yeux les coupables, je les apperçus derrière une charmille, paraissant se faire des protestations, que je supposai être une preuve certaine de leur intimité : Sophie était animée, ses yeux étaient rouges et humides, et Dallainval pressait sur son cœur une de ses mains, dont il s’était emparé. Cette vue redoubla ma fureur ; je crus avoir devant les yeux l’entière conviction de leur coupable intelligence. Je ne fus plus maître de moi-même, et tirant mon épée, je m’élançai sur Dallainval : ciel qu’allez-vous faire, s’écria Sophie en se précipitant entre nous deux ?