Page:Joubert - Pensées 1850 t2.djvu/380

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eva ` lui assignez, ainsi que moi, et qui l’a suivi jusqu’au port, ne l’abandonnera pas et l’y ramenera. Ici linissent mes fonctions de nouvelliste, et je donne ma démission. LII.

  • A M. dc Cluénedollé, d Vim.

Paris , 16* septembre 1807. Je {is tremblcr votre portiere par mes jurons tempe- tucux, un beau jour que j’allais vous voir, et que j’appris par elle votre depart précipité. II n’y a pas moyen de s’habituer a garder son sang-froid, quand on vous perd de cette maniere imprévue. Une autre fois, faites—nous signe · au moins que vous voulez vous en aller. _ I Cliateaubriand est en colere d’avoir été ainsi quitté. Madame de Chateaubriand prétend que vous n’étes que disparu. Elle croit vous avoir vu a je ne sais combien de messes dans Péglise Saint-Boch, tant votr_e image la pre- occupe jusqu’au pied des saints autelsl M. de la Tresne _ est venu se plaindre au mari et a la femme de vous avoir tellement absorbé par vos assiduités chez eux , qu’il ne vous avait presque pas vu pendant votre séjour ici. Grande rumcur dans la maison ou vous étiez si peu venu, gran- des enquétes pour découvrir ou vous alliez. Vous voyez de combien il s’en faut que vous soyez indiliérent a vos an- ciens et a vos nouveaux amis. C’est a qui se plaindra de ne plus vous voir et de vous avoir trop peu vu. Ecrivez it Chateaubriand, a qui j’avais annoncé une lettre de vous et qui n’en a pas recu , ce qui le fache pas- sablement. · Le pauvre garcon a eu pour sa part d’assez grieves tri- Dagmzsu by Gccglc