Page:Journal de l’agriculture, du commerce et des finances - septembre 1765 - T2 - Part 1.djvu/50

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


qui régle les droits de tous les hommes, a dit vrai[1].

Celui qui a dit que le droit naturel des hommes est le droit de tous à tout, a dit vrai (6).

Celui qui a dit que le droit naturel des hommes est un droit de convention tacite ou explicite, a dit vrai[2].

Celui qui a dit que le droit naturel n’admet ni juste ni injuste, a dit vrai[3].

Celui qui a dit que le droit naturel est un droit juste, a dit vrai[4].

  1. Voyez-en l’exemple, pag. 24 & 25. Avec un plus d’étendue cette proposition serait la nôtre.
  2. C’est le système de Hobbes renouvelé de nos jours. Voyez-le présenté & réfuté p. 11, 12 & 13.
  3. Voyez-en l’exemple, pag. 2 & 27.
  4. C’est le cas d’un homme seul dans une isle déserte, dont le droit naturel aux productions de son isle n’admet ni juste, ni injuste, attendu que la justice ou l’injustice sont des attributs relatifs, qui ne peuvent exister lorsqu’il n’y a personne sur qui les exercer. Voyez le commencement du quatrième paragraphe.