Page:Journal de l’agriculture, du commerce et des finances - septembre 1765 - T2 - Part 1.djvu/51

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Mais aucun n’a dit vrai relativement à tous les cas.

Ainsi les philosophes se sont arrêtés au parallogisme ou argument incomplet, dans leurs recherches sur cette matiere importante, qui est le principe naturel de tous les devoirs de l’homme réglés par la raison.

Un enfant, dépourvu de force et d’intelligence, a incontestablement un droit naturel à la subsistance, fondé sur le devoir prescrit par la nature au pere et à la mere. Ce droit lui est d’autant plus assuré que le devoir du pere et de la mere est accompagné d’un attrait naturel, qui agit beaucoup plus puissamment sur le pere et plus particulierement sur la mere, que le motif du précepte qui établit le devoir. D’ailleurs ce devoir est dans l’ordre de la justice, car le pere et la mere ne font que rendre à leurs enfans ce qu’ils ont reçu eux-mêmes de leurs pere et mere ; or un