Page:Journal de l’agriculture, juin 1766, T5, P3.djvu/40

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ventes. Ils ne peuvent donc augmenter leur pécule qu’aux dépens des Nations avec lesquelles ils commercent ; il est toujours en reserve entre leurs mains ; il ne sort de leurs comptoirs & ne circule que pour y revenir avec accroissement ; ainsi cet argent ne peut faire partie des richesses des Nations agricoles toujours fixées à leur réproduction, sur laquelle elles payent continuellement les gains des Commerçans. Ceux-ci en quelque pays que soit leur habitation, sont liés à différentes Nations par leur commerce, c’est leur commerce même qui est leur patrie & le dépôt de leurs richesses ; ils achètent & vendent où ils résident & où ils ne résident pas ; l’étendue de l’exercice de la profession n’a point de limites déterminées & point de territoire particulier. Nos Commerçans sont aussi les Commerçans des autres Nations ; les Commerçants des autres Nations sont aussi nos commerçants ; & les uns & les autres commercent aussi entr’eux ; ainsi la communication de leur commerce pénètre & s’étend par-tout,