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          ONSERVATIONS SUR LES SENS.               61

l’action de l’objet extérieur sur les organes de la langue, du gosier et du palais ; le second par l’introduction d’émanations étrangères, mêlées à l’air, dans l’organe respiratoire, d’où l’on voit que le corps qui répand ces effluves peut même être éloigné de l’organe. Ces deux sens ont entre eux une étroite liaison ; et quiconque est privé de l’odorat n’a jamais qu’un goût émoussé. — On peut dire que ces deux organes sont affectés par des sels ( fixes et volatils), dont les uns doivent être dissous par la sécrétion salivaire, les autres par l’air ; ces sels doivent pénétrer dans l’organe pour lui faire éprouver la sensation qui leur est propre.

                      § XXI.
     Observations générales sur les sens extérieurs.

On peut distinguer les sensations des sens extérieurs, suivant que l’action est mécanique ou chimique. pans les trois premiers, l’action est mécanique ; elle est chimique dans les deux derniers. Ceux-là sont les sens de la perception (de la réceptivité à la surface) ; ceux-ci sont les sens de la jouissance (de la réceptive intérieure). De là vient que le dégoût, la disposition à se débarrasser d’une substance par la voie la plus courte du canal alimentaire (par le vomissement), a été donné aux hommes comme une sensation vitale