Page:Karenin - George Sand sa vie et ses oeuvres T1.djvu/272

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trait de Dudevant dans la Lutèce de Heine[1]. Le lecteur nous permettra de citer ici in extenso cette page presque intraduisible : « …… Dudevant, l’époux légitime de George Sand, dit-il, — der kein Mythos ist, wie man glauben sollte, sondern ein leiblicher Edelmann aus der Provinz Berry und den ich selbst einmal das Vergnügen hatte mit eigenen Augen zu sehen. Ich sah ihn sogar bei seiner damals schon de facto geschiedenen Gattin, in ihrer kleinen Wohnung auf dem Quai Voltaire, und dass ich ihn eben dort sah, war an und für sich eine Merkwürdigkeit, ob welcher, wie Chamisso sagen würde, ich selbst mich für Geld sehen lassen könnte. Er trug ein nichts-sagendes Philistergesicht und schien weder böse, noch roh zu sein, doch begriff ich sehr leicht, dass diese feuchtkühle Tagtäglichkeit, dieser porzellanhafte Blick, diese monotonen, chinesischen Pagodenbewegungen für ein banales Weibzimmer sehr amüsant sein könnten, jedoch einem tiefern Frauengemüthe auf die Länge sehr unheimlich werden und dasselbe endlich mit Schauer und Entsetzen, bis zum Dafonlaufen, erfüllen mussten[2] ».

  1. « Lutetia ». Franz. Zustände. S. 296. Heinrich Heine’s Werke. XI Band. Hambourg, Hoffmann und Campe, 1874.
  2. « … Dudevant, l’époux légitime de George Sand, qui n’est pas un mythe, comme on aurait pu le croire, mais un gentilhomme en chair et en os de la province du Berry, que j’avais une fois eu le plaisir de voir de mes propres yeux. Ce qu’il y a de plus curieux, c’est que je l’ai rencontré chez sa femme déjà séparée de lui de facto, dans son petit logement, quai Voltaire. Et le fait que c’est chez elle que je l’ai vu est une de ces raretés qui auraient pu, comme le dirait Chamisso, me faire mettre en spectacle pour de l’argent. Il avait une de ces physionomies de philistin qui ne disent rien et il ne semblait être ni méchant, ni grossier, mais je compris facilement que cette quotidienneté humidement froide, ces yeux de porcelaine, ces mouvements monotones de pagode chinoise auraient pu, peut-être, amuser une commère banale, mais devaient, à la longue, donner le frisson à une femme d’âme plus profonde, et lui inspirer, avec l’horreur, l’envie de s’enfuir… »