Page:Kipling - Au hasard de la vie, trad. Varlet, 1928.djvu/221

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SUR LE MONT DE GREENHOW



À la douce voix de l’Amour elle prêta une oreille inattentive,
Et quand il lui prit la main entre ses doigts roses
Elle resta inerte et froide. Elle refusa de le regarder et de l’entendre ;
Et détournant le visage continua son chemin ;
Mais quand la pâle Mort, sinistre et décharnée,
Leva sa main de squelette, et lui fit signe
En étendant son rameau de cyprès, elle la suivit
Et l’Amour désolé resta là, s’étonnant
De voir celle qui ne voulait pas céder à sa prière
Au premier mot de la Mort se lever et la suivre.

Rivals.


— OHÉ, Ahmed Din ! Shafiz Ullah hého ! Bahadur Khan, où es-tu ? Fais comme moi, sors des tentes et combats contre les Anglais. Ne tue pas ceux de ta propre race. Viens me retrouver !

Déserteur d’un corps indigène, il rampait alentour de l’enceinte extérieure du camp, tirant des coups de feu par intervalles et criant des exhortations à ses vieux camarades. Trompé par la pluie et les ténèbres, il arriva à la partie anglaise du camp et par ses piaillements et ses coups de fusil dérangea les hommes. Ils avaient travaillé toute la journée à faire des routes et ils étaient fatigués.