Page:Kipling - Du cran.djvu/131

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


pendant des mois. Puis il rappliqua. C’est tout.

— Il s’appelait Baxter ? demanda L’Éteignoir, Attendez voir ! Je me demande si ce ne serait pas « Beloo »[1] Baxter, par hasard. Il y avait un type de ce nom il y a quelque chose comme cinq ans à la Station de Chine. Il s’était fait tatouer partout, sans s’inquiéter des conséquences, à Rangoon. Puis il fut comme fiancé à une femme à Hongkong — une femme riche encore. Mais le Commissaire de son bateau le vendit. Il avait un véritable cinéma de grenouilles et de libellules jusqu’en haut des jambes. Et ce n’était que le lever de rideau. Si bien qu’elle rompit, et il assomma à moitié le Commissaire, sur quoi il se fit bouddhiste ou quelque chose comme cela.

— Ce ne peut être ce Baxter-là, ou mon Enseigne me l’aurait dit, repartit Duckett. Mon Enseigne est un jeune animal à l’esprit morbide.

Maskee[2] l’esprit de votre Enseigne ! dit Jerry.

  1. Beloo, en anglais, désigne une bête ou un dragon mythologiques des plus laids dans l’art oriental. Sans doute, ce Baxter était-il tatoué de l’un d’eux.
  2. « Ne vous occupez pas de… » (en hindoustani).