Page:Kipling - Du cran.djvu/134

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à l’esprit d’allumer leurs fanaux pour les voir tout en allant. Et ils allèrent ainsi éblouissants, puants et bourlinguant de long en large dans les récifs jusqu’à ce qu’ayant trouvé une brèche dans l’un d’eux, ils bourlinguassent droit sur une île inhabitée.

— Ce doit avoir arrangé l’appareil, dit Jerry, en manière de commentaire.

— Je ne dis pas non. Je vous raconte seulement ce que mon Enseigne m’a raconté. Baxter l’a écrit au pays chez lui tout au long, et les lettres ont fait le tour de la famille. Or, alors, comme de juste, il pleuvait. Il plut tout le reste de la nuit jusqu’à l’après-midi du lendemain. (Il pleut toujours quand vous êtes dans le pétrin.) Ils essayaient de mettre en marche leur appareil lorsqu’ils ne grimpaient pas aux palmiers à la recherche de noix de coco. Ils n’avaient avec eux que quelques biscuits et un peu d’eau.

— Guère bon, cela, de grimper aux palmiers. Cela vous racle à vif, gémit L’Éteignoir.

— Et quand ils n’étaient pas en train de grimper ou de tourner le moulin, ils essayaient d’entrer en contact avec les indigènes de la plus prochaine île d’après. Mais les indigènes ne