Page:Kipling - Du cran.djvu/17

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s’insinuant dans sa tunique. (Les convenances ne l’avaient pas encore abandonné.)

— Le train d’ambulance, répondit le Capitaine d’Infanterie Montée, en relevant ses lunettes. Je voudrais bien parler encore une fois à une femme, mais il ne va pas s’arrêter ici… Il s’arrête, ma foi, et fait un vilain bruit. Voyons. »

La machine faisait eau par un de ses tubes, et s’en allait en boitant dans la voie de garage. Cela demanderait deux ou trois heures au moins pour la rafistoler.

Deux docteurs et une couple de Sœurs Infirmières se tenaient sur la plate-forme arrière d’une voiture. Le Major expliqua la situation, et les pria à prendre le thé.

« Nous allions justement vous demander… dit le Major médical du train d’ambulance.

— Non, venez à notre camp. Que les hommes revoient une femme ! » plaida-t-il.

Sœur Dorothée, pour qui, malgré ses vingt-quatre ans, les nécessités de la guerre n’étaient pas du nouveau, rassembla une boîte en fer-blanc de biscuits et des tartines de beurre fraîchement coupées par les ordonnances. Sœur