Page:Kipling - Du cran.djvu/182

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Mc Turk, le dos appuyé contre le mur de la grange, déchargeait son arme sans relâche et avec adresse dans le gros du troupeau.

« Ouai, ouai. Venez-vos-en à ma maison. Ma bourgeoise, é’vos écrira queuqu’chose é d’bien, mes jeunes messieurs. C’est elle qui fait les notes. J’vos baillerai eun’lett’é d’recommandation comme j’ferais por mon prop’garçon, si seulement vô’ povez faire que l’cadenas s’prête !

— N’faites pas de cas du cadenas, gémit Vidley. Que j’puisse seulement aller à mes pov’ vaques, avant qu’é soient crévées. »

Ils se mirent à l’œuvre avec étalage de cliquetis et d’arrachements, et quelque peu de cet aparté qui toujours fit les délices de Gorkran. Enfin — le bruit de clef dans la serrure fut couvert par celui de quelque martellement imaginaire à l’aide d’un gros galet — la porte s’ouvrit toute grande et les captifs parurent.

« Venez vite, Mister Toowey, dit Corkran ; nous devrions être en train de rentrer. Voulez-vous nous donner ce billet, s’il vous plaît ?

— Y en a qué’qu’s-uns de vos aut’, mes jeunes messieurs, qu’ont chassé mon bétail des Terriers, dit Vidley. J’vos avertis bellement que