Page:Kipling - Du cran.djvu/217

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teur de locomotives, un classique et un livre de classe.

Olaf en était immensément fier, et il lui arrivait d’acculer le jeune Ottley dans les coins pour lui en apprendre des pages entières — c’était écrit tout en demandes et réponses — par cœur.

« Ne t’occupe pas de sa signifiance, criait Olaf. Tu vas l’apprendre mot à mot, et il t’aidera dans les Ateliers. Je conduis la Malle, — la Malle de toute l’Inde, — et ce que j’écris et dis est vrai.

— Mais je ne désire nullement apprendre le livre, dit le jeune Ottley, qui, à son avis, voyait bien assez de locomotives comme cela pendant les heures de travail.

— Tu apprendras ! Ch’ai une grande amitié pour ton père, aussi che t’apprendrai, que tu le veuilles ou non. »

Le jeune Ottley se soumit, attendu qu’il professait pour le vieil Olaf une véritable amitié, et au bout d’un enseignement de six mois selon l’étrange méthode d’Olaf, commença à s’apercevoir que le Vade-Mecum était d’un secours fort appréciable dans les ateliers de réparation, quand s’en venaient les machines brisées d’un type nou-