Page:Kipling - Du cran.djvu/268

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gestes ultérieurs à quel point nous avions baissé dans son opinion. Strickland me raconta qu’il s’asseyait à la porte du cabinet de son père les yeux grands ouverts sur lui des demi-heures entières tandis qu’il parcourait ses papiers. Strickland semblait travailler plus dur sur l’affaire que s’il eût été au bureau dans les Plaines.

« Et s’il m’arrive de lever les yeux je m’imagine que le petit gaillard est entrain de se moquer de moi. C’est une chose terrible que d’avoir un fils. Vous comprenez, il est à vous et vous êtes à lui, et entre les deux vous ne savez trop comment le manier, dit Strickland. Je me demande ce que diable il peut ruminer. »

Je le demandai à Adam plus tard, tranquillement. Il pencha la tête de côté un moment et répondit :

« Pour l’instant je pense à de grandes choses. Je ne joue plus avec Victor et l’enfant de vache. Victor n’est qu’un baba. »

À la fin de la troisième semaine du congé de Strickland, le résultat des travaux de Strickland — travaux qui avaient fait se courroucer Mrs. Strickland contre les dacoïts plus que qui-