Page:Kotzebue - Supplement au theatre choisi.djvu/132

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Wilhelmine

Le baron de Wildenheim !


Brigite.

Lui-même.


Wilhelmine

Et… sa… femme ?


Lucas.

Elle est morte. Dieu merci ; et, entre nous soit dit, je n’en sommes pas ben fâchés, quoique nous ne voulions la mort de personne… pas même du chien de ce monsieur si bien frisé, qui mord tout le monde. Mais, c’est qu’elle était fiare et hautaine, et qu’elle n’a jamais voulu que not’ bon seigneur vint voir ses fidèles vassaux, et recevoir leur bénédiction, qui est comme la pluie sur la terre, voyez-vous ; ça fait prospérer. Elle disait, comme ça, que ce n’était point noble, et puis que nous n’étions que des paysans, et puis, qu’il valait mieux vivre à la ville qu’aux champs, parce que les maisons y étiont toutes d’or, et puis, que sais-je ? Mais vela qu’elle n’y est plus ; et qu’il ne faut pas en dire du mal, puisqu’elle n’est pas là pour dire que nous en avons menti. Not’ bon seigneur n’est pas comme ça li… drès qu’elle est devenue morte… il l’a planté là… et tout de suite. Allons, fouette cocher, il est venu voir si le lieu de sa naissance était encore au même endroit qu’il l’avait laissé… mais, dame ! c’est qu’il est né ici ? voyez-vous… il y est devenu grand et fort… ça n’avait pas sept ans que ça vous jouait