Page:Kotzebue - Supplement au theatre choisi.djvu/153

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


ment vers une meilleure vie… La tempête des remords… les cris d’une conscience effrayée ne troublent point le repos de ses jours… le calme et le bonheur accompagnent ses pas… Et moi ! moi ! quel est mon état ! Où trouver du soulagement à mes maux !


Erman.

Dans ce même repentir que le ciel a mis dans votre âme… dans ce désir qu’il vous a donné de réparer vos torts. C’est par le sentiment même de vos fautes qu’il veut vous attacher à lui… et c’est à votre résignation, à votre patience, qu’il accordera un pardon, que vous ne devez cesser d’implorer.


Le Baron, fort troublé et l’embrassant.

Adieu, mon ami !… adieu… ne m’abandonnez pas… je vais tâcher de me remettre. (Il sort.)


Erman, le suivant des yeux.

Malheureux ami ! que je te plains ! Mais moi… que viens-je de promettre ! À quoi me suis-je engagé ? Moi, parler à Amélie… sonder son cœur… lire dans son âme… chercher à en découvrir les plus secrets mouvemens…. Oui, je l’ai promis… je remplirai mon devoir… Raison, sagesse, philosophie ! venez à mon secours, imposez silence aux sentimens d’un cœur trop agité !


Fin du second Acte.