Page:Kotzebue - Supplement au theatre choisi.djvu/170

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unira : venez, mon ami, venez avec moi ; allons le trouver ensemble, mais quelqu’un entre ici je crois, ah ! c’est le vieux Chrisalde ! Qu’il vient mal-à-propos dans ce moment !



Scène V.


Les précédens, CHRISALDE.




Amélie, à Chrisalde avec humeur.

Comment, c’est vous !


Chrisalde.

Eh ! vraiment oui c’est moi ! Est-ce que je ne suis pas toujours des premiers ! Est-ce que je ne retrouve pas mes jambes de vingt ans, quand il est question d’apporter quelques bonnes nouvelles !


Amélie.

Quelle nouvelle ?


Erman.

Nous aurait-il entendu !


Chrisalde.

Quelle nouvelle ? quelle nouvelle ? Ah ! jeunesse ! jeunesse ! cela ne pense à rien, n’a souci de rien, ne s’informe de rien. Qu’il est heureux pour le genre humain, qu’il y ait encore de bons vieux serviteurs comme moi, qui s’occupent du soin de recueillir les principaux événemens qui surviennent dans les familles, et prennent la peine de les publier ! Dieu merci, je n’ai rien à me reprocher de ce côté-là : mon porte-feuille en est témoin : il regorge de tous les morceaux de poésie, tant grands que petits, que j’ai composés pour cette