Page:Kotzebue - Supplement au theatre choisi.djvu/203

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Le Baron.

Ton amitié, ta confiance ; c’est tout ce que tu me dois. Tu le sais, mon enfant, et tu dois te le rappeler, ce fut un dépôt que je réclamai, lorsque tu perdis ta mère : mes soins t’ont prouvé jusqu’à ce moment, combien j’en étais digne ; et l’avenir, sois-en sûre, ne démentira jamais mes sentimens et ma conduite à cet égard. Mais, voici M. Erman, qui vient à nous fort à propos.




Scène VII.


Les précédens, M. ERMAN.



Le Baron.

Venez, mon ami, approchez, nous parlions de vous, et…


Erman.

Suivant vos ordres, M. le baron, j’ai délivré le prisonnier, et l’ai amené ici : mais il désirerait vous témoigner lui-même, en personne, sa sensibilité et sa reconnaissance.


Le Baron.

Volontiers : aussi-bien je ne prétends pas faire les choses à demi. Certainement je ne le laisserai point aller les mains vuides.


Erman.

Oui : mais il sollicite un moment d’entretien particulier. Il désire, dit-il, vous parler sans témoin.


Le Baron.

Comment ! tête-à-tête, cela me paraît singulier ;