Page:Kotzebue - Supplement au theatre choisi.djvu/219

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Erman.

Grand merci, mes bons amis :… grand merci. Je ne veux rien, je n’ai besoin de rien. Je suis venu simplement me promener de ce côté… voir… (jetant un coup-d’œil à la dérobée sur Wilhelmine) Mais !… vous avez compagnie… je me retire.


Lucas, le retenant.

Non pas, non pas, M. le pasteur : faut pas que ça vous gêne… Çà n’est point une dame… mais une pauvre femme qui se mouriont sur le grand chemin, et que j’avons recueillie, par charité, dans not’ chaumière.


Erman, toujours regardant Wilhelmine, qui ne lève point les yeux.

C’est bien fait :… Dieu vous bénira et vous récompensera de cette bonne action.


Lucas.

Oh ! ça n’en valiont pas la peine ; et pis, M. le pasteur, est-ce que (montrant son cœur) je ne trouvons pas toujours ici not’ récompense ?


Erman.

Elle paraît bien malade ?


Brigite.

Bah ! ce n’est rien que çà à présent. Fallait la voir tantôt… Elle était plus morte que not’ pauvre ânesse de l’année passée, qui stapendant était bien mal :… vous vous en souvenez, M. le pasteur ?


Erman.

Oh oui ! Vous ne savez pas qui elle est ?


Lucas.

Non : je crois qu’elle n’appartient qu’à son fils