Page:Kropotkine - L Entraide un facteur de l evolution, traduction Breal, Hachette 1906.djvu/348

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



APPENDICE


I. - Essaims de papillons et de libellules, etc. Nécrophores

(Page 11)


M. C. Piepers a publié dans Natuurkunding Tijdschrift voor Neederlandsch Indië, 1891, Deel L, p. 198 (analysé dans Naturwissenschaftliche Rundschau, 1891, vol. VI, p. 573) des recherches intéressantes sur les grands vols de papillons que l’on observe dans les Indes orientales hollandaises. Il paraîtrait que ces vols doivent leur origine aux grandes sécheresses, occasionnées par la mousson occidentale. Ils ont généralement lieu dans les premiers mois où commence à souffler la mousson, et on y rencontre généralement des individus des deux sexes des Catopsilia (Callidryas) crocale, Cr., mais parfois l’essaim se compose d’individus appartenant à trois espèces différentes du genre Euphœa. L’accouplement semble aussi être le but de ces vols. Il est d’ailleurs fort possible que ces vols ne soient pas le résultat d’une action concertée mais plutôt un effet de l’imitation, ou d’un désir de se suivre les uns les autres.

Bates a vu, sur l’Amazone, le Callidryas jaune et le Callidryas orange « s’assembler en masses denses et compactes, quelquefois sur deux ou trois mètres de circonférence, tenant leurs ailes levées, de sorte que la rive semblait bigarrée de parterres de crocus. » Leurs colonnes migratoires, traversant le fleuve du Nord au Sud, « se suivaient sans interruption, depuis le commencement du jour jusqu’au coucher du soleil. » (Naturalist on the River Amazons, p. 131).