Page:Krysinska - Rythmes pittoresques, 1890.djvu/18

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MIRAGES


LES FENÊTRES

À François Coppée.

Le long des boulevards et le long des rues elles étoilent les maisons ; À l’heure grise du matin, repliant leurs deux ailes en persiennes, elles abritent les exquises paresses et emmitouflent de ténèbres le Rêve frileux. Mais le soleil les fait épanouir comme des fleurs, – avec leurs rideaux blancs, rouges ou roses, Le long des boulevards et le long des rues.

Et tandis que la vitre miroite comme de l’eau dormante, que de charme inquiétant et que de confidences muettes, entre les plis des rideaux blancs, rouges ou roses.

Les arabesques des guipures chantent les existences heureuses,