Page:Lébédeff - Abrégé de l’Histoire de Kazan, 1899.djvu/6

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communication par le fleuve Volga, qui conduisait au pays des Boulgares, vers la mer Caspienne (mer de Khvalinsk) et puis au pays de Sem, c’est-à-dire, à l’extrême Orient ; les noms des habitants les plus anciens de ce pays sont : Tchoud, Tchérémisse, Méria, Mouroma, Vess, Mordva, Perm. Les témoignages d’une histoire plus certaine nous montrent déjà ces pays habités par deux branches d’un peuple finnois, les Tchérémisses et les Votiaques ; mais l’époque de leur installation sur le territoire du futur royaume de Kazan est restée inconnue aux historiens et aux ethnologues ; tout ce que l’on en sait est que ces peuples étaient nomades, et se distinguaient par leurs qualités guerrières ; qu’ils étaient portés à la rapine et à la perfidie ; et qu’ils s’occupaient de sorcellerie, ce qui perce même dans leurs croyances religieuses.

Il paraît prouvé que les peuplades finnoises, qui habitaient le nord-est de la province de Kazan actuelle étaient en contact avec les Boulgares du Volga depuis d’innombrables années. C’est le nom que portait une peuplade de Turcomans, quelque peu mélangée d’éléments finnois et slaves qui s’agglomérèrent au xe siècle pour former un seul royaume : ils étendirent leur domination sur le cours moyen du Volga ainsi que sur les bords du Kama. Les Boulgares entretinrent des relations d’abord commerciales, et plus tard politiques et amicales, avec l’Orient, dont ils acceptèrent la religion musulmane dans la première moitié du xe siècle. Jusque-là ils avaient adoré les idoles.

Ils commerçaient aussi avec les Russes, qui les combattaient souvent. Quelques emplacements entourés de digues et de fossés sont les seuls vestiges que nous ait