Page:L’Œuvre de P.-C. Blessebois, 1921.djvu/115

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LE RUT OU LA PUDEUR ÉTEINTE


Acrostiche.

B ienheureux les mortels qu’un destin favorable
E lève en des endroits éloignés de ceux-ci ;
R ien ne vit près de lui sans trouble et sans souci ;
N éron était encore plus doux et plus traitable,
A corder la justice au pauvre qui l’exige.
R elever l’orphelin qu’on foule aux pieds à tort,
D éfendre l’innocent des cruautés du sort,
H a ! c’est ce qu’il faut faire, et c’est ce qu’il néglige.
E t la mère et la fille en sa treizième année,
C onsentent à le voir sous l’appas des présents ;
T ous les jours il bâtit mille desseins pressants,
O ù l’on voit les transports de son âme damnée.
R enoncer aux vertus est son penchant funeste,
D ’éterniser sa rage est son plus doux espoir,
E t tonner et frapper du matin jusqu’au soir,
M élange son tissu des filets de la peste.
A ux affaires du roi ne donner pas une heure,
R enoncer à l’Église ainsi qu’aux sacrements,
L ivrer à tous les saints combat dans ses serments,
E st-ce là s’éloigner de la sombre demeure ?


— Et quelles sont les malheureuses dont vous parlez ? dit Le Rocher à Céladon.

— Comment, bonhomme, répondit-il, ignorez-vous ce secret, et ne savez-vous pas que Mlle de la Pépinière a non seulement abandonné son cœur à cet infâme, mais encore a souffert que Mlle Cataut tombât avec elle dans le précipice de son rut ?

— Par ma foi ! dit alors Poquet, je vous avouerai