Page:L’Œuvre de P.-C. Blessebois, 1921.djvu/117

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LE RUT OU LA PUDEUR ÉTEINTE


COUPLET DE CHANSON
sur l’air : Alors qu’une femme est bien sage, etc.

   Trêve d’amour, chère Clarice,
   Donnons-nous un peu de repos ;
   Toute la moelle de mes os
   S’est écoulée en ta matrice,
   Et mon v.. au nombre des morts,
   Pour avoir trop pris d’exercice,
   Et mon v.., au nombre des morts,
   S’est fait un cercueil de mon corps.


« Voilà, dit l’auteur, en les prévenant, ce que j’envoyai un jour à Nannette Foyer, qui me priait par un billet de lui faire un couplet sur l’air que vous venez de dire, et qui me conviait en même temps à l’amoureux exercice, combien qu’il n’y eût qu’un jour que je l’eusse baisée jusqu’au sang.

— C’était donc, lui dit l’un d’eux, lorsque vous étiez libre, car il ne me souvient pas qu’elle soit venue ici depuis que vous y êtes ?

— J’ai demeuré un an dans cette ville, répondit-il, pendant lequel toutes ces gueuses-là couraient ma braguette à l’envi et en achetaient le sucre au poids de l’or. » En achevant ces mots, certaine fille du métier présenta ce


Billet de Mlle de Boissemé à Céladon.


« Vous me dites tant de fois que vous m’aimiez, lorsque je vous vis il y a huit jours, que je me le suis