Page:L’Œuvre de P.-C. Blessebois, 1921.djvu/231

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HISTOIRE AMOUREUSE DE CE TEMPS


De vrai, quand je te vois ainsi faire la mine.
Chacun de tes regards me cause mal au cœur.

Si les commencements faisaient ton bonheur,
Pour avoir fait cela ; tu n’en es pas plus fine ;
Loin de te maintenir tu vas choir en ruine,
Et déjà tes regards me donnent de la peur.

Quand je te vois, je crains de descendre au tombeau,
J’aime mieux désormais ne boire que de l’eau,
Plutôt que de baiser une fois ton visage.

Ces attraits, maintenant, ne causent que pitié,
Et tu prétends encor faire quelque amitié
En Suède ; par ma foi, c’est un mauvais passage.



FIN