Page:L’Œuvre de P.-C. Blessebois, 1921.djvu/81

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À MADEMOISELLE DE SCAY




Mademoiselle,

Cette seconde partie d’une historiette où vous êtes mêlée achèvera de vous persuader de ma constance et mes soins à vous rendre service. Je ne suis pas de l’humeur de certaines gens qui se ruinent à promettre et qui s’enrichissent à ne rien donner. J’aime mieux mille fois prévenir le monde par des effets parlants que de le faire languir dans l’attente d’une chose promise et qui ne paraît jamais en lumière. C’est de cette façon, Mademoiselle, que, sans vous le promettre, je vous offrirai tant de libelles qui vous diffameraient si vous ne l’étiez déjà, qu’enfin vous pourrez lire toute votre histoire aussi naïvement écrite que vous m’en avez donné effrontément le sujet. Cependant, prenez courage et consultez de nouveau l’oracle du faubourg Saint-Germain ; peut-être que mon astre a d’assez mauvaises influences pour vous accorder quelque jour l’honneur de la vue,

Mademoiselle,
De votre très humble etc.
P.-C. B.