Page:L’Anarchie passive et le comte Léon Tolstoï.djvu/71

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IX

À lire le Salut est en vous, on éprouve l’impression très nette que l’auteur n’aime pas la mort, qu’il la déteste franchement et que son désir même de faire accepter aux hommes le principe de la non-résistance au mal par la violence a précisément sa source dans ce dégoût de la mort.

Le comte Tolstoï, par exemple, ne peut pas parler froidement du service militaire obligatoire, il s’emporte et fait son possible pour persuader aux hommes qu’il faut se refuser au service obligatoire.

C’est étrange, mais en lisant le dernier livre du comte Tolstoï, je me rappelai involontairement la remarque formulée par Th. Carlyle dans les dernières pages de son Histoire de la Révolution française, où il dit que la première