Page:L’Enfant du plaisir, ou les délices de la jouissance, 1803.djvu/140

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
( 122 )


lonté. Hélas ! me dis-je, si elle attend aujourd’hui quelques prouesses de ma valeur, à coup sûr elle sera bien trompée ; je montai donc dans sa voiture et j’arrivai promptement chez elle, je suis aussitôt introduit, madame se levait et n’avait d’autre compagnie que sa femme de chambre. « En vérité, monsieur, me dit-elle, avec un ton piqué, vous vous faites bien attendre ! Il n’y a pas de ministre plénipotentiaire qui en agisse autrement ; c’est affreux, détestable, ma foi ; donner parole à neuf heures pour n’arriver qu’à midi, c’est insoutenable, on n’y lient pas en vérité ! — Il n’est pas encore midi, lui répliquai-je sans me déconcerter et en regardant ma montre. — Pas possible, votre montre va comme vous, elle retarde ; taisez-vous, rien n’est impatientant comme ça. » Enfin, je m’excusai sur le départ de ma tante, sur le