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PROLÉGOMÈNES,


CHAPITRE Ier.

L’abbaye de Saint-Georges, – description, – ce qui en reste. – Les abbesses de Saint-Georges.

Rennes comptait, avant la Révolution de 1789, parmi ses monuments religieux les plus remarquables, la célèbre abbaye de Saint-Georges. C’était un monastère de bénédictines, fondé au commencement du xie siècle par Alain III, duc de Bretagne, pour sa sœur Adèle, qui en fut la première abbesse. Il y eut alors comme une lutte d’émulation entre les barons et les grands vassaux pour contribuer à la dotation et à l’entretien du nouvel établissement monastique ; chaque illustre famille compta bientôt une de ses filles dans le pieux troupeau que gouvernait la princesse Adèle.

Dans l’espace de huit siècles, qui s’écoula depuis la fondation de Saint-Georges jusqu’à sa décadence et à sa ruine, à l’époque révolutionnaire, ses annales fournissent une série de quarante-cinq abbesses, dont plusieurs furent des femmes d’un mérite supérieur et de vertus éminentes.

Leurs souvenirs, bien oubliés aujourd’hui du vulgaire indifférent, ne revivent guère que dans les actes des vieilles archives