Page:La Bigne Villeneuve - Cartulaire de l’Abbaye Saint-Georges.djvu/406

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
— 396 —

Alain, évêque de Rennes. Les Mathefelon comptent parmi les premiers et les plus vieux barons de l’Anjou ; ils se rattachent, par leur origine, aux anciens comtes de Champagne.

Un puîné de cette race antique épousa en 1080 l’héritière de Mathefelon, et le fils aîné issu de ce mariage prit le nom et les armes de Mathefelon. Cette Maison était elle-même un ramage des vieux barons de Mayenne.

Adélaïde de Mathefelon est l’abbesse en faveur de qui l’évêque Alain concéda au monastère de Saint-Georges, en 1153, le patronage et les droits de dîmes sur les paroisses de Saint- Jacques et de Toussaints, dans la grande forét de Monceau ou Mouscon, au midi de Rennes.

Le duc Conan IV renouvela en 1158, à la même abbesse, la concession du droit d’hesmage sur la Loire ; et une enquête solennelle dirigée par le sénéchal de Nantes, sous l’autorité de l’évêque Bernard, confirma encore une fois et rendit inviolable l’investiture de ce privilège.

C’est à Adélaïde que le pape Alexandre III adressa la Bulle- Pancarte portant la date du 6 janvier 1164.

De son temps, Geoffroi d’Acigné fit don au monastère du prieuré du Fou, dans la forêt de Rennes, en se vouant à la vie religieuse pour réparer ses méfaits.

Adélaïde de Mathefelon mourut le 18 mars 1164.

Armes : « de gueules à six écussons d’or. » C’est l’antique blason de Mayenne transmis aux Mathefelon. Sur un sceau de 1321, ils portent trois croix potencées.

Le manuscrit de 1718 lui donne pour armoiries : « d’azur à six bezants d’or. »

VI.

STÉPHANIE (ou Estiennette) [I] (Stephana) fut bénite en 1164 par Estienne de La Rochefoucauld, évêque de Rennes. Elle reçut dans sa communauté une fille de Péan, seigneur