Page:La Bigne Villeneuve - Cartulaire de l’Abbaye Saint-Georges.djvu/86

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traditions des Cours de justice féodale : le duc ou comte prononçant lui-même, dans les causes de discussion de fiefs ou de revendication de propriétés, avec l’assistance de ses principaux officiers ; — la preuve par témoins ; — les conjurateurs ; — le serment déféré pour terminer les contestations ; — les fidéjusseurs répondant des promesses et des engagements du plaideur débouté à tenir les arrangements conclus ; — les offices de sénéchal, de prévôt, féodés, leurs fonctions, attributions et devoirs envers le seigneur qui les instituait.


J’ai eu, ci-dessus, l’occasion de parler des droits, des revenus et des privilèges de l’abbaye de Saint-Georges. Sauf la mention des aveux au duc, j’ai dit peu de chose des obligations qui lui incombaient. Parmi celles-ci, il en est une pourtant que je dois signaler avant de clore ce chapitre : je veux parler de la redevance annuelle due au Chapitre de Saint-Pierre de Rennes et connue sous le nom de « bouillie de Saint-Georges. »

Quelle était l’origine de cet usage assez bizarre, comme plusieurs autres coutumes symboliques ou commémoratives admises dans le droit et les traditions du moyen âge ? I1 est assez difficile de le dire. Était-il destiné a conserver le souvenir de quelque concession du Chapitre a l’abbaye, par exemple le partage égal des dîmes a lever dans les paroisses de Toussaints et de Saint-Jacques-de-la-Forêt, et le droit de patronage sur ces deux paroisses attribué gracieusement a l’abbaye par l’autorité de l’évêque Alain, en 1453 ? — ou bien se rapportait-il à la donation faite aussi par le Chapitre, soit de la chapelle de Notre-Dame-de-la-Cité, soit de la chapelle de Saint-Sauveur ? Quoi qu’il en soit, l’acquittement de cette prestation féodale remonte a une époque assez reculée pour qu’on ne puisse savoir quand elle a commencé. Le Livre des Usages de l’Église