Page:La Boétie - Œuvres complètes Bonnefon 1892.djvu/149

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A M O N S IE VR MONSIEVR DE LANSAC, CHEVALIER DE L·o1zDRE DV Roy, CONSEILLER EN sozv CONSEIL man/E, SVRINTENDANT DE sEs FINANCES, ET CAPITAINE DE CENT oENrn.s·110MMEs DE SA MAISON.

MONSIEVR, ie vous enuoye la Mejnagerie de Xenophon mife en François par feu Monfieur de la Boëtie : prefent qui m’a femblé vous ejtre propre, tant pour e_/ire party premiere- ment, comme vous fçavez, de la main d’vn Genutilhomme de merque, trefgrand homme de guerre 67 de paix, que pour auoir prins fa feconde façon de ce perfonnage que ie fçay auoir efté aymé êr ejtimé de vous pendant fa vie. Cela vous feruira tou_/iours d’efguillon à continuer enuers fon nom 52- fa memoire vojtre bonne opinion ô>· volonté. Et hardiment, Mon_/ieur, ne craignez pas de les accroütre de quelque chofe : car ne l’ayant gou_/té que par les tefmoignages publics qu’il auoit donné de foy, de/t à moy à vous refpondre, qu’il auoit tant de degrez de fujîfance au delà, que vous e_#es bien loing de l’auoir cogneu tout entier. Il m’a faiôt cefl honneur, viuant, que ie mets au compte de la meilleure fortune des miennes, de drejer auec moy vne coufture d’amitié E e_/troilïte ê· _/i ioin6`te, qu’il n’y a eu biais, mouuement ny rejort en fon ame, que ie n’aye peu conhderer Gr iuger, au moins Ã.