Page:La Boétie - Œuvres complètes Bonnefon 1892.djvu/441

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NOTES 355 c`cst-à-dire « ceux qui n'usent pas des biens qu’ils ont, mais se plaignent ct se lamentent s'ils viennent à les perdre ». P. 197, l. 43 : _l‘estime qu‘il y a ici un mot mal transcrit et une ligne omise. je lirais « maniaques » à la place de mécaniques, dont on trouverait difficilement des exemples en signification si étrange. Remarquer d‘ailleurs que le premier a de « maniaque » a pu, dans l‘écriture cursive, figurer un e et un c aux yeux du copiste et causer son erreur. - Quant à la ligne omise, je la restituerais ainsi: «... n‘en usent point tant qu'ils le possèdent, mais le pleurent et se désolent quand ils l`ont perdu ». Cela répondrait exactement au grec; et le parallélisme d‘expressions: tant qu'ils... quand ils, expliquerait la méprise si fréquente en typographie dans des cas semblables. (R. D.) P. 198, I. 7: Par mystère aux fêtes de Bacchus. La science moderne n`est pas très exactement informée sur les anciens mystères, à cause du silence qu‘on exigeait des initiés. L'initiation était cependant assez acces- sible. Les mystères de Bacchus sont les plus anciennement mentionnés. P. 199, 1. 36: Tout ce membre de phrase a été ajouté par La Boétie. ll supplée heureusement à ce que Plutarque a dit et qui ne nous a pas été conservé. Voy. la note par laquelle Reiske a voulu expliquer ce passage et qui confirme la traduction de La Boétie (t. VIII, p. 41;, note g8). P. 199, l. 97: Ce vers, dont Plutarque ne cite ici que la fin, est cité en entier dans la Consolation à Apollonius. C'est un vers de Théognis. Voy. R.—F.-P. Brunck, Gnamici pœlœ grœci (Argentorati, 1784), in—12, p. 18, v. 419. P. 199, I. 59 : Les éditeurs terminent en effet par le mot keine:. Reislie remarque (t. VIII, p. 414, note 41) que rien ne semble manquer et que le texteest complet. Il suffit de répéter Exwpev, qui se trouve un peu au dessus, ou de suppléer un autre verbe, ôtaçukdttwttev ou ôtœmpâipsv, par exemple. C‘est ce que La Boétie a compris. STEPHAN! BOETIANI POEMATA Page 20; : En dédiant au chancelier de L‘Hospital les vers latins de La Boétie, Montaigne rendait hommage à celui qu’il regardait comme un des meilleurs poètes latins de son temps (Essais, l. II, ch. 17). P. 205, I. 12 : Regret de sa part. L‘erreur ici est évidente, et les éditeurs de Montaigne ont eu raison de corriger et de mettre: de sa perte. P. 207 : Ad Bclolium et Mantanum (I). — ]`ajouterai ici quelques ren- seignements destinés à rectifier la notice consacrée à Jean de Belot dans les Généalogies des maistres des requêtes ordinaires de Vhostel du Roy de Blanchard. Jean Belot y est qualifié de chevalier, sieur du Treuilz, et ses armes sont indiquées comme étant d`argent à trois pals de gueule, au chef d‘azur, chargé d‘un croissant montant d’argent, accosté de deux étoiles d`0r. Au contraire, dans un jugement rendu par lui et conservé au Cabinet des Titres de la Bibliothèque nationale (Pièces originales, vol. 284, dossier 6141, p. 5), il se qualifie de « seigneur et vicomte de Pommycrs ». D‘après Blanchard, Charles IX ayant créé, par un édit