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III


CHAMPOLLION POÈTE


Bien éloigné de la vérité serait le moderne qui regarderait Champollion comme un absorbé, comme un renfrogné, comme un savant en us. Cet égyptologue avait une âme gracieuse et riante, une âme de poète, un tempérament plein de charme.

L’âme du savant n’est pas une âme sèche et froide. Il a écrit lors d’une épreuve :


L’amour et l’amitié remplissent mon âme tout entière : sans eux je serais bien à plaindre !


Et il compare poétiquement les deux sentiments :


L’amour a des ailes : l’amitié n’en a point, elle reste. L’amour a presque toujours un bandeau : l’amitié a des yeux de lynx, elle veille au bonheur de l’aimé.


Il écrit encore à son fidèle, Augustin Thévenet :


Le découragement est sur le point de me gagner. C’est alors que j’appelle à mon secours toute ma philosophie. Mais, pour