Page:La Femme grenadier.djvu/124

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vous promets de vous en instruire avant la fin du jour : il partit, en effet, sur-le-champ. Jamais les heures ne me parurent aussi longues. Nous étions à peine sortis de table, que j’engageai Dorothée d’aller sur la route à la rencontre de M. Durand. Nous marchions si rapidement, que nous avions déjà fait plus de deux lieues, lorsque nous aperçûmes la carriole. M. Durand nous reconnut de loin, et pressa son cheval pour nous joindre ; quand il nous eut abordées, et que je ne vis, dans la voiture, que Dorimond, je demandai, avec effroi, où était Lavalé. M. Durand m’assura qu’il était resté pour veiller aux intérêts de Dorimond, et qu’il se réunirait à nous, au plus tard, le sur-lendemain. Nous montâmes dans la voiture, et M. Dorimond nous apprit que, forcé par le décret de quitter Paris, il avait