Page:La Femme grenadier.djvu/139

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se para de son écharpe pour venir faire perquisition chez nous.

À la voix de M. Durand, les portes s’ouvrirent sans difficulté ; un signe qu’il fit au jardinier, à qui il avait eu la précaution de recommander le secret, suffit pour lui imposer silence. Il posa une sentinelle à la porte de la maison, demanda une des domestiques, à qui il donna l’ordre d’aller réveiller madame Daingreville. Pendant ce tems, le membre du comité faisait l’inventaire de notre salon, et trouvait fort mauvais que des paysannes eussent des instrumens. — C’est sans doute des ci-devant ? Je l’ignore, dit M. Durand, je ne le crois même pas. Ce que je sais, c’est qu’elles font beaucoup de bien dans la commune. — Mais n’ont-elles pas recueilli un nommé Dorimond ? — Oui, il est parent de madame Daingreville :