Page:La Femme grenadier.djvu/140

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rien ne me paraît plus naturel que de donner asyle à un de ses parens, quand la loi lui ordonne de quitter son domicile. Pendant cette conversation, madame Daingreville s’habillait, et se disposait à descendre. Cécile (notre cuisinière) était venue me prévenir de ce qui se passait. Madame Daingreville aborda le membre du comité, avec un air fort tranquille. Je n’ai vu de ma vie quelqu’un vous en imposer comme notre tante, par un sang-froid inaltérable. Elle lui jura, sur son honneur, que M. de Lavalé n’était point chez elle ; elle exhiba même à l’instant une lettre qu’elle dit avoir reçue la veille, timbrée de Meaux, dans laquelle il lui mandait qu’il allait rejoindre son ami Saint-Julien à l’armée. Néanmoins monsieur, ajouta-elle, je n’exige point que vous ajoutiez foi à ma décla-