Page:La Femme grenadier.djvu/147

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qu’on me rendît un compte exact de tout ce qu’on savait. M. Durand me donna la lettre de son fils ; Lavalé me jura que, sous peu, il me donnerait des nouvelles de son ami. Peu à peu je revins de ce spasme affreux. Dorothée, qui n’avait plus de raison de se contraindre avec moi, m’avoua que, depuis huit jours, elle avait souffert le martyre, quand je la menais à la poste chercher des lettres, qu’elle savait bien ne pas devoir arriver. Je la priai de dire à son cousin et à M. Durand, que je voulais absolument leur parler ce soir même dans mon appartement ; que s’il arrivait encore quelques visites, notre maison ayant plusieurs issues, il serait facile de se garantir.

Mon indisposition me fournit un prétexte de me retirer de bonne heure ; et tout le monde ayant besoin de repos, je me trouvai bientôt