Page:La Femme grenadier.djvu/164

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Madame Daingreville et Dorimond vinrent nous rejoindre chez M. Durand, où nous passâmes le reste de la soirée. Les nouvelles que nous avions reçues de mon frère, nous avaient causé à tous de la joie ; et nous ne paraissions pas être les mêmes personnes qui, la veille, étaient accablées de chagrin.

Il s’écoula une semaine entière avant notre départ ; nous passions toutes les soirées ensemble, et le jour à faire nos préparatifs ; mais cela allait lentement, parce que nous étions obligés de nous cacher de Dorimond et de madame Daingreville. Enfin, le moment tant désiré arriva. Je vous avoue que j’aurais été beaucoup moins affectée, si j’eusse parti aussitôt que j’en formai le projet.

M. Durand, comme procureur de la commune, pouvait écrire sur