Page:La Femme grenadier.djvu/179

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hasardâmes d’y entrer. Le curé fût aussitôt averti de notre arrivée, et vint nous interroger.

À son aspect mélancolique, à son teint blafard, je le pris pour un Énergumène. Nous lui exhibâmes les passe-ports qu’on nous avait délivrés chez madame de Roucheterre ; il y mit sa signature, et nous souhaita de n’être pas rencontrés par les bleus.

Nous étions entrés chez une jeune femme qui, entendant les souhaits que son curé nous faisait, nous prodigua ses soins ; elle nous fit à souper, fut nous chercher de quoi nous rafraîchir en attendant. Elle nous dit qu’elle ne pouvait nous offrir de lit, parce que son mari dormait depuis trois jours, et qu’elle ne pouvait le déranger ; que demain il devait se réveiller, que son curé le lui avait assuré. Je demandai à voir