Page:La Femme grenadier.djvu/181

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


de pitié. Dans toute autre circonstance, j’aurais cherché à la dissuader ; mais dans celle où nous nous trouvions, le silence était tout ce que nous avions à observer. Je me contentai intérieurement de gémir sur les opinions des hommes, qui pour satisfaire leur haîne, se livrent à des passions qui déshonorent l’humanité. Je blâmais dans mon cœur les Vendéens ; j’abhorrais leurs prêtres, et je détestais ceux qui leur avait mis le poignard à la main.

Nous nous couchâmes dans la grange sur de la paille fraîche. Il y avait à peine une heure que nous y étions, qu’un grand bruit se fit entendre : nous y courûmes ; les cris des femmes et des enfans se confondaient ; nous voyions, à la lueur de la lune, le brillant des armes ; le tumulte était à son comble. Lavalé aperçut un uniforme na-