Page:La Femme grenadier.djvu/191

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Je fis un long discours aux habitans, pour leur démontrer combien ils étaient criminels dans leur révolte, et combien ils devaient abhorrer ceux qui les y avaient entraînés ; je leur promis un pardon absolu, s’ils voulaient rentrer dans le devoir ; un assentiment général fut la récompense de mes soins : un seul s’y opposa, et les blâma de se rendre aux sophismes d’un blanc bec. J’arrêtai à tems le discoureur ; je lui dis que, puisqu’il était le seul qui résistait aux mesures sages que je proposais, qu’il en serait la victime ; qu’il était de toute justice de punir celui qui alimentait la discorde, et j’ordonnai qu’on l’arrêtât à l’instant.

La conduite équitable que j’avais tenue vis-à-vis de ces malheureux, leur avait inspiré pour moi une sorte de respect ; aucun n’empêcha l’arrestation de cet homme : je laissai