Page:La Femme grenadier.djvu/198

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Lorsque vous vous êtes emparés de ce château, madame de Roucheterre a-t-elle été faite prisonnière ? Existe-t-elle encore ; savez-vous son sort ?

Pendant que le prisonnier me parlait, je l’avais reconnu. Un froid mortel m’avait saisi ; j’avais été obligée de m’asseoir sur la paille à côté de lui ; heureusement l’obscurité de sa prison l’avait empêché de s’apercevoir de mon trouble ; je le laissai se plaindre du sort, aussi long-tems qu’il le voulût, pour me donner celui de me remettre. Je commençai par le rassurer sur le compte de madame de Roucheterre ; je lui dis que je n’étais pas connue de lui, mais que je le connaissais parfaitement ; que s’il voulait accepter ma proposition, je le ferais conduire, sous un nom supposé, à quelques lieues de Paris, dans une maison où il serait