Page:La Femme grenadier.djvu/200

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vous de lui dire que c’est sa fille qui l’a mis dans les fers. Je vais trouver le général ; je lui ferai un roman pour obtenir la liberté d’une tête si chère ; je ferai tant, auprès de lui, que j’obtiendrai un congé pour Durand, afin qu’il accompagne M. de Chabry à J… Allez, mon ami, je vous en conjure ; tâchez d’adoucir l’amertume de son sort : je ne veux revoir mon père que pour lui annoncer sa liberté, ou partager ses fers.

Lavalé croyait à peine ce qu’il entendait. Il connaissait particulièrement M. de Chabry ; il vola à sa prison ; et moi, je me rendis chez le général, à qui je fis demander audience, pour lui communiquer une affaire importante.

Notre général était affable, et doué d’une sensibilité peu commune dans un homme de guerre. J’étais si émue,