Page:La Femme grenadier.djvu/44

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querelles sans nombre avec sa tante en refusant de l’accompagner à toutes ses assemblées. Dorothée, sous le prétexte de me rendre des soins, ne sortait pas d’auprès de moi ; mais le vrai motif était ce sentiment beaucoup trop vif pour notre repos, que sa grande cousine lui avait inspiré.

L’assiduité de Lavalé et de Dorothée donnait beaucoup d’humeur à la grand’mère qui, née avec un caractère très-franc, nous la laissait apercevoir sans beaucoup de contrainte.

Un soir que nous étions tous réunis, on apporta des lettres à madame Lavalé, qui ne les eut pas plutôt lues, qu’elle lança un regard foudroyant à son gendre ; c’était réellement un tableau à faire que toutes nos figures, madame Lavalé posant ses lunettes avec gravité, Dorimond tout étonné de la colère