Page:La Femme grenadier.djvu/45

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de sa belle-mère, Dorothée attendant avec impatience le résultat de cette scène muette, et mon frère riant à gorge déployée de toutes nos figures. Ces rires immodérés augmentèrent la fureur de madame Lavalé, qui reprocha avec aigreur à Dorimond d’introduire chez elle des aventurières. À ce mot d’aventurières, je me levai à mon tour avec colère ; et j’allais imprudemment faire des aveux à madame Lavalé pour la forcer au respect ; mais madame Bontems, comme un second mentor, était toujours là pour réparer mes sotises ; elle tâcha de calmer madame Lavalé, et la pria de s’expliquer.

Cela n’est pas difficile, madame, répondit-elle avec aigreur. Je viens de recevoir une lettre de la sœur de M. Dorimond, en réponse à une que je lui ai écrite ; elle nie formel-